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L'éminence sacrifiée ou la triste histoire d'Alain Juppé dit le dupé….

Par Denis Marion et Gabriel Ney • Des poèmes • Jeudi 26/02/2004 • 0 commentaires • Version imprimable

Vous avez déjà entendu cette histoire…
   Dans un pays proche, un homme de pouvoir
   A été pour quelques menus délits condamné
   A ne plus pouvoir être élu pendant dix ans.
   Quel scandale cela a fait, comment pouvait-on ?
   Condamné un homme sur lequel compte la nation.
   Tant que nous y sommes, pourquoi pas l'exécuter
   Ou l'envoyer au bagne pour vingt ou trente ans.
Qu'a-t-il donc fait de si grave pour mériter cela ?
   Pour son parti, deux ou trois faux emplois.
   Ce n'était quand même que l'argent du citoyen
   Et son parti en avait cruellement besoin.
   Alors tous les sympathisants se sont mobilisés.
   Il faut sauver ce pauvre homme injustement condamné.
   Les caciques du parti se sont rassemblés autour de lui.
   " Il est beau, il est bon, il est honnête " étaient leurs    cris.
C'est vrai qu'il ne s'est pas directement enrichi,
   Que c'était pour leur survie, les caisses du parti,
   Qu'il l'a fait pour son mouvement, pour son patron,
   Pour des centaines et des centaines de raisons.
   Mais il a quand même piqué de l'argent
   Pour que soit élu enfin son foutu président.
   Et il en a quand même un peu profité
   Du pouvoir, le temps qu'il y est resté.
Laissez-moi préférer des mandrins comme José,
   Le sous-commandant Marcos ou un vrai meurtrier.
   Peut-être pour ce dernier que j'exagère un peu
   Mais quand je vois certains se prendre pour des dieux,
   Etre au-dessus de tout, de nous et surtout des lois,
   Que je vois la démocratie à laquelle je crois,
   Je ferais, je ferais, je ferais comme les autres,
   Me taire et espérer qu'un jour, un bon apôtre…

Je ne me réjouis pas de la condamnation d'un homme, qui part cependant est à la retraite avec une pension des plus confortables. Je me réjouis simplement que soit jugée et condamnée des pratiques illicites dans les milieux du pouvoir.
Je me réjouis mais n'en ressort pas pour autant ma naïveté du placard où je l'ai enfermée.

Et pendant ce temps-là sur
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