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Café Central,

une possible amitié.

Par Denis Marion et Gabriel Ney • Des poèmes • Vendredi 05/03/2004 • 0 commentaires • Version imprimable

Sur les trottoirs,
Noirs,
De la pluie
Et de la neige fondue,
Tu passes,
Ondulante
Emoi et moi,
Je ne suis qu'un spectateur.

Appuyé
Contre la porte,
Je te regarde
Marcher.
Serais-je un jour
Un ami ?
Je ne suis encore
Qu'un spectateur.

Le long
Du bar.
Ton reflet
S'imprime dans les miroirs.
J'entends
La musique
De l'étoffe
Quand tu passes.

Assis
A une table,
Je te regarde
T'éloigner.
Serais-je un jour
Un ami ?
Je ne suis encore
Qu'un spectateur.


Dans ce café,
Au pavement
Usé,
Je sens ton parfum.
Fragrance
Vite perdue,
Image
Déjà retenue.

Au chant
De la machine à café,
Je te regarde
T'asseoir.
Serais-je un jour
Un ami ?
Je ne suis encore
Qu'un spectateur.


Dans une conversation,
A chercher les mots,
Que les bières
Que l'on boit
Ne soient celles
D'une possible
Amitié,
D'une possible rencontre.

Les coudes
Sur la table,
Je me plonge
Dans tes yeux.
Serais-je un jour
Un ami ?
Je ne suis encore
Qu'un spectateur.

Et pendant ce temps-là sur
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