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Le jour

Les pastels d'un matin

Par Denis Marion et Gabriel Ney • Des poèmes • Samedi 06/03/2004 • 0 commentaires • Version imprimable

Les pastels d'un matin
Qui nous laisseraient croire
A un jour sans faim.
Les gris redeviennent des verts
Mais vert de gris

Les pastels d'un matin
Qui nous feraient accroire
A une pause du destin.
Comme si s'arrêtaient les guerres
A la fin de la nuit.

A la pointe du jour
Saignent encore les blessures
Rien ne peut l'amour
Contre crimes et forfaitures.

Les pastels d'un matin
Qui nous laisseraient croire
A un jour serein,
Où l'on ne devrait pas mourir,
Parce que quelqu'un l'a décidé.

Les pastels d'un matin
Qui nous feraient accroire
Un peu moins enclins,
Pour quelque raison, à nous haïr
Et peut-être un peu à nous aimer.

A la pointe du jour,
Dans ce ciel balafré,
Je ne lis toujours
Pas les raisons de détester.

Les pastels d'un matin
Me laisseraient bien croire
A la douceur des cieux
Quand les gris deviennent bleus
Ceux de tes yeux.

Les pastels d'un matin
Me feraient bien accroire
A tout ce que j'espère.
Quand les gris deviennent verts,
Que vogue la galère.



Et pendant ce temps-là sur
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