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Pour une voisine qui a sauté le pas...

Après quarante de mariage

Par gabrielney • Des poèmes • Mardi 08/04/2003 • 0 commentaires • Version imprimable

Je m'en vais, je pars,
Sans adieu et surtout d'au revoir.

Il n'est plus de temps de parler.
Nous avons eu toutes ces années
Et n'avons jamais réussi
A nous dire quoi que ce soit.

Je m'en vais, je pars,
Sans adieu et surtout d'au revoir.

J'aurais pu le faire plus tôt.
Peut-être est-ce ma pitié
Ou mon amour qui m'en a empêchée
Mais maintenant, c'est fait.
Ce que j'ai pu être patiente,
Ce que j'ai pu être aimante
Mais je n'étais déjà plus amante,
Qu'une compagne de route.

Je m'en vais, je pars,
Sans adieu et surtout d'au revoir.

J'aurais pu le faire plus tôt.
J'aurais pu mieux t'expliquer
Et pourtant dieu sait que j'ai essayé.
Mais maintenant, c'est fait.
Quand on ne ressent plus rien,
Quand on reste sur sa faim,
Finalement, on ne devient
Qu'une compagne de doute.

Je m'en vais, je pars,
Sans adieu et surtout d'au revoir.

J'aurais pu le faire plus tôt.
Peut-être était-ce par lâcheté?
Peut-être aurions-nous pu l'éviter?
Mais maintenant, c'est fait.
Si tu m'avais un peu aidée,
Moins complu dans l'oisiveté,
Cela aurait pu tout changer.
Maintenant, je n'en ai plus rien à foutre.

Je m'en vais, je pars,
Sans adieu et surtout d'au revoir.

Il n'est plus de temps de parler.
Nous avons eu toutes ces années
Et n'avons jamais réussi
A nous dire quoi que ce soit.

Je m'en vais, je pars,
Sans adieu et surtout d'au revoir.