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Pure indiscrétion...

Par Denis Marion et Gabriel Ney • Des poèmes • Mercredi 28/04/2004 • 0 commentaires • Version imprimable

Une chambre qui donnait sur le canal,
Une légère brume matinale
Adoucissait les premiers rayons
D'un soleil déjà fripon.

Dans la chambre, les corps
Allongés, alanguis
Perdus, assoupis et fatigués
Par la nuit qui s'endort.

Réveillée, la lumière
Jouait déjà avec les ombres,
Comme jouait un Vermeer
Avec les clairs et les sombres.

La jeune femme remuait un peu.
Ses cheveux cachaient son visage,
Cachait cet air si sage
Aux regards des dieux

Pour un temps ou pour la vie
Son beau ventre avait été
Le nombril d'un monde réjoui,
Où le plaisir était partagé.

Sa peau si avidement caressée,
Semblait encore si pure
Mais définitivement marquée
Comme marque toute aventure.

Le drap cachait ses seins
Comme l'avenir, son destin.
Mais qu'importe le prix du plaisir
S'il ne paie que le désir.

Et pendant ce temps-là sur
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