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Les adieux.

Par gabrielney • Des poèmes • Vendredi 02/05/2003 • 0 commentaires • Version imprimable

La porte est à peine refermée
Qu'ils t'ont déjà oublié...
La porte est à peine refermée.
Tu viens à peine de les quitter.

Toutes ces claques dans le dos,
Ces rappels de tes bons mots,
Comme tu étais bon compagnon,
Toujours prêt à entendre raison,
Dans un beau et élogieux discours
Et toi, dans tes plus beaux atours
Pour t'abreuver de ces paroles
En y croyant encore, bien fol...

La porte est à peine refermée
Qu'ils t'ont déjà oublié...
La porte est à peine refermée.
Tu viens à peine de les quitter.

Combien d'années as-tu faites?
Tu pensais que c'était pour perpète,
Que l'on allait peut-être te garder
Encore longtemps, pour l'éternité...
Tu voulais tout bien faire,
Tu faisais tout pour plaire,
Toujours prêt à t'abaisser,
A perdre un peu plus de liberté.

La porte est à peine refermée
Qu'ils t'ont déjà oublié...
La porte est à peine refermée.
Tu viens à peine de les quitter.

Combien finalement d'années
T'es-tu tu, t'es-tu sacrifié?
Qu'était devenue ton existence,
Vidée peu à peu de toute espérance?
Tu ne mérites pas de pleurs,
Instrument de ton propre malheur
Mais peut-on traiter quelqu'un ainsi?
Peut-on te traiter par le mépris?

La porte est à peine refermée
Qu'ils t'ont déjà oublié...
La porte est à peine refermée.
Tu viens à peine de les quitter.

Ce matin, tu as tout vidé.
Tu as même déjà rendu les clés.
Un  vieux trombone dans un tiroir
Que l'on jettera en ta mémoire.
Tout est réellement, vraiment fini.
Demain, tu ne reviendras pas ici.
Tu finiras bien par comprendre
Que l'on t'a envoyé te faire pendre...

La porte est à peine refermée
Qu'ils t'ont déjà oublié...
La porte est à peine refermée.
Tu viens à peine de les quitter.