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Celui qu'on nie.(2)

Par Denis Marion et Gabriel Ney • Des poèmes • Jeudi 03/11/2005 • 0 commentaires • Version imprimable

Au coin d'une rue,
Il s'est arrêté.
Certains passants le bousculent;
Alors il s'appuie à un réverbère,
Un peu en dehors du flot
Pour regarder.

Dans un coin du café,
Il s'est assis
Un peu à l'écart.
Les gens parlent
Et lui exclu,
Ecoute et écrit.

Sur une terrasse,
Bloc-notes sur le guéridon,
Il observe.
Sans doute que les passants
Ne le voient pas
Ou l'ignorent.

Ailleurs, dans un patio,
Il est encore là.
Mais c'est comme il n'existait pas.
Ne pas avoir de place,
Une présence qui s'efface
Et avec elle, naît la tristesse.