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Fenêtre ouverte.

Par Denis Marion et Gabriel Ney • Des poèmes • Vendredi 02/12/2005 • 0 commentaires • Version imprimable

Un beau dimanche d’été,
Je passais dans cette rue
Devant une petite maison
Aux coquets volets verts.
Un joli pot de géranium,
Avec de belles fleurs rouges,
S’éreintait derrière la fenêtre.
Il semblait vraiment étouffer.
Alors, j’ai poussé le battant
Pour laisser passer l’air.
C’est alors que j’entendis
Venir du fond de la pièce
Le son d’une flûte traversière.
La musique poussait les murs
Comme si elle voulait se libérer,
S’écoulait par toutes les ouvertures.
Le géranium recommençait à respirer.
La musique s’engouffrait dans la rue.
Elle traversait tout le quartier,
Egayait les oiseaux
Et caressait les arbres,
Colorait les murs
Et les rares nuages blancs
Dans ce ciel d’été.

Moi, je continuai mon chemin,
Content de ne pas avoir briser
Le joli pot de géranium
Avec de belles fleurs rouges.
Les notes de musique
M’ont accompagné
Encore quelques temps
Le temps de m’oublier
Mais elles sont libres,
Maintenant.