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Port et phare.

Par Gabriel Ney et Denis Marion • Des poèmes • Mercredi 07/12/2005 • 0 commentaires • Version imprimable

Les phares,
Sirènes bénéfiques,
Autres éclairages sur l'existence
Mais que l'on préfère ignorer.
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Pourtant, ce jour-là,
Un navire en perdition
Aperçut un phare
A travers une forte brume.

Ses éclairs inconstants
A cause du brouillard
Marquaient difficilement
Les limites du rivage.

Des hommes sur le pont,
Pour retrouver leur chemin
Forçaient la nuit
A s'ouvrir à eux.

Des cornes plaintives
Gémissaient au loin,
Musique d'une présence,
Mélodie du danger.

Un appel retentit,
Cri de douleur
Ou avertissement impérieux,
Pour qui, pour quoi?

Quelques bouées lumineuses
Dont les cloches jouaient
Au rythme de la houle
Balisaient le chenal.

Le navire avançait,
Trouvant ses repères.
Lentement, prudemment,
Il traçait son sillage.

Le son des cloches
Se faisait plus joyeux,
Les cornes plus mélodieuses,
Pour une entrée triomphante.

Arrivé à bon port,
Le temps de réparer,
Parce qu'à ce port-là,
On ne s'attache pas.