S'identifier - S'inscrire - Contact

Usurpation d’identité : au PP Café (Bruxelles).

Par Denis Marion et Gabriel Ney • Des poèmes • Vendredi 06/01/2006 • 0 commentaires • Version imprimable

Regard

Tu es tout à ton bonheur,
Je suis tout à mon malheur.

Laisse donc ta main sur mon bras.
Je ne ferai rien, respirerai même pas.
Simplement la chaleur de ta main
Pour effrayer ma peur du lendemain.
Je sais que l’on ne peut pas s’aimer
Mais il n’y a pas de raison de se détester.
Pourquoi faudrait-il être amants
Pour connaître d’intimes moments

Tu es tout à ton bonheur,
Je suis tout à mon malheur.

Laisse donc ta main sur mon bras,
Sans idée de devoir, sans idée de droit..
Laisse ta main que je sente ton cœur,
Toute la rage, la passion de ton bonheur.
Une parcelle de ta vie dans ce geste,
Quand bien même je suis exclu du reste.
Une petite place dans ton existence,
Et je verrai tout à coup Byzance.

Tu es tout à ton bonheur,
Je suis tout à mon malheur.

Laisse donc ta main sur mon bras.
Laisse-moi m’abreuver de toi,
M’enivrer lentement de ton énergie,
De toute la joie qu’il y a dans ta vie.
Laisse profiter de tes bons jours,
Qu’ils me requinquent à mon tour.
Laisse donc ta main sur mon bras
Tant que nous restons tous les deux là.

Tu es tout à mon malheur,
Je suis tout à ton bonheur.