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Si tous nos actes nous étaient contés

Par gabrielney • Des poèmes • Vendredi 22/08/2003 • 0 commentaires • Version imprimable


Si tous nos actes nous étaient contés
Comme une histoire déjà écrite,
La moindre parole que l'on pourrait échanger,
Sans espoir, serait déjà prescrite.

Je ne pourrais plus t'embrasser.
Tout geste aurait perdu sa spontanéité.
Ce serait d'une musique, le moindre soupir,
Composé pour des musiciens sans désir.

Le moindre pas aurait déjà été fait,
Si pas encore posé, déjà décidé,
Sur les chemins tracés d'un trait
Sans plus aucune liberté.

Ne plus pouvoir dire que je t'aime.
Le plus petit mot que je sème,
Ce n'est pas moi qui le dit,
Ce n'est pas moi qui le vit.

Mais tous nos actes ne nous sont pas comptés.
Nous avons droit à nos propres erreurs,
Qui nous sont même parfois pardonnées,
Dans une infinie et tendre douceur.

Et pendant ce temps-là sur