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D’autres vont à l’amère et quelques-unes, à l’océan.

Par Gabriel Ney et Denis Marion • Des poèmes • Vendredi 25/04/2008 • 0 commentaires • Version imprimable

Quand la rivière se méandre, l’eau, d’une rive à l’autre, se perd dans ses courants
Certaines gouttes, contre une pierre, se fracassent et s’éclaboussent.
D’autres vont à l’amère et quelques-unes, à l’océan.

Je regardais ce jour-là dans tes yeux,
La cime des arbres se refléter.
C’était un long après-midi à deux,
Où nous nous étions promenés.
Les mots avaient suivi nos pas
Comme des chiens fidèles,
Une longue, longue ribambelle
Auxquels tout un temps on croit.

J’ai crû aussi ce jour-là à ton regard
Et je ne pourrais expliquer la vérité,
Mais je me suis mis à le boire
Sans jamais connaître la satiété.
La meute s’est brusquement enfuie,
Comme s’il n’y avait plus rien à dire.
Quand la passion à ce point crie,
Il ne reste qu’aux chiens à fuir.

Dans tes yeux, alors seulement
Se reflétaient les miens,
Eperdus, un peu perdants
Au plus profond, au plus loin.
Les arbres étaient devenus souvenirs
L’eau, peut-être une simple mélodie.
Nous ne savions de quels plaisirs
Demain serait faite la vie.

Les musiciens ont joué la romance,
L’ peut enfin commencer,
Les chiens reprendre leur importance.
Ce que nous nous sommes donné
Ne peut raisonnablement mourir
Qu’importe le temps, l’.
Il est parfois de ces souvenirs
Qui parviennent à s’imprimer.

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