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Depuis le début de l'éternité.

Par Gabriel Ney et Denis Marion • Des poèmes • Mardi 31/07/2007 • 0 commentaires • Version imprimable

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Vous me disiez, me disiez
Que vous m'aimiez,
Vous me le pleuriez,
Vous me le soupiriez.
Vous me disiez, me disiez
Que de moi se passer
N'était pas à votre portée.
Vous pouviez me le crier.

Et, je l'ai tellement entendu,
Tellement entendu,
Que j'y ai cru, tellement cru
Que je m'y suis perdu.
Ce que vous m'aviez dit,
Le jour, la nuit,
Constamment, sans répit,
Ici, là, ailleurs et au lit.

Vous me disiez, me disiez
Que vous m'aimiez,
Et combien cela a duré,
Moins qu'une éternité.
Vous me disiez, me disiez
Que vous m'aimiez,
Quand vous m'avez jeté,
Cela n'a pas traîné.

Dehors donc l'amant,
Depuis trop longtemps,
Décidé en un instant,
Livré en coup de vent.
Valises sur le trottoir
Le cœur en sautoir,
Un billet de désespoir
Pour la fin de l'.

Vous me disiez, me disiez
Que vous m'aimiez,
En toute honnêteté,
Pour ce que je peux en juger.
Vous me disiez, me disiez
Que vous m'aimiez.
M'avez-vous trompé
Depuis le début de l'éternité.