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Falaise

Par Gabriel Ney et Denis Marion • Des poèmes récents ou pas. • Mardi 24/01/2012 • 0 commentaires • Version imprimable

 Rimes tirées de «  Le hameau » d’Auguste Angellier (1848-1911) dans le recueil : À l'amie perdue (1896).

 
Que nous devions parfois longer une falaise,
Au-dessus d’une mer en fureur,
N’interdit pas que les flots s’apaisent,
Comme si la vie ne devait être que malaise.
Il en va ainsi de la musique de nos cœurs
Si tant est qu’une chose quelconque nous pèse,
Il vaut mieux s’en ouvrir, clairement, avec chaleur
Pour qu’elle change définitivement de saveur.
Parce qu’au final, notre présence en ce monde,
Est affaire de choix et qu’être parfois oublieux
Du fâcheux et être ouvert aux joies profondes,
Nous offre ce plaisir, pas si mystérieux
Qu’avec je ne sais quoi, confondent
Tous ces tristes moralisateurs sourcilleux.