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Le bal de la rue de Lappe.

Par Gabriel Ney et Denis Marion • Des poèmes • Lundi 07/04/2008 • 0 commentaires • Version imprimable

Cela rêvait ce soir-là,
De danses à deux,
De tangos éperdus.
Cela rêvait ce soir-là
De bals et d’accordéons
De joue contre joue.
Cela rêvait ce soir-là
De ces songes à deux,
De cœurs et âmes nus.
Cela rêvait ce soir-là
De quelques frissons
Et de rien qu’on avoue.

Cela rêvait ce soir-là
D’instants volés
Sur le parquet ciré.
Cela rêvait ce soir-là
De quelques tourbillons
Entraînant la passion.
Cela rêvait ce soir-là
De corps serrés,
De tailles enlacées.
Cela rêvait ce soir-là
De folles envies
Pour une convertie.

Cela rêvait ce soir-là
De lumières propices,
De musiques lancinantes.
Cela rêvait ce soir-là
De distances brisées
De rapprochements.
Cela rêvait ce soir-là
D’aucun artifice,
De réelle amante.
Cela rêvait ce soir-là
De demandes exaucées
Pour un amant.