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Soupirs

Par Gabriel Ney et Denis Marion • Des poèmes • Dimanche 17/02/2008 • 0 commentaires • Version imprimable

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Soupirs du soir, fol espoir.
Soupir du matin, chagrin.

La frontière est si ténue
Entre plaisir et déconvenue.
Cela vous semblait si clair
Aux dernières heures, hier.
Les choses vont si vite
Certainement pas sans suite.
Le geste, le regard, le mot
Laisse douceur ou cœur gros.

Mais d’une mélodie joyeuse
De mille extases, pourvoyeuse
L’on fait une marche funèbre
Pour que la douleur se célèbre.
Parce qu’ainsi va l’humain,
Plus vite vers un triste destin.
Plutôt que beauté de la passion.
Quérir les peurs, implorer les pardons

Soupirs du soir, fol espoir.
Soupir du matin, chagrin.

L’ s’achève
Comme s’oublient les rêves.
Vite, souvent sans trace,
Une honte qui s’efface.
Pourtant, l’écho d’un sourire
Et l’image d’un soupir
Résonnent encore
A l’esprit et au corps.

Et sur cela, l’on s’attarde
Malgré les mises en garde,
Les jalouses raisons
Et les sentiments profonds.
Mais on s’arrête à temps,
Enfin, le plus souvent,
Avant de lentement glisser
De l’autre côté.

Soupirs du soir, fol espoir.
Soupir du matin, chagrin.