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Un café à Anvers.

Par Denis Marion et Gabriel Ney • Des poèmes • Dimanche 28/03/2004 • 0 commentaires • Version imprimable

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Sous les lambris noirs de l',
Le regard perdu à attendre,
L'esprit tout à ne pas m'entendre
Tu es occupée à m'échapper.

Derrière moi, le bruit des verres
Et celui plus grave des conversations,
Devant, une amitié que tu enterres,
Sans une once de compassion.

J'ai pourtant fait tout
Tout ce que j'ai pu,
Tout ce que j'ai cru,
Presque à t'aimer comme un fou.

Derrière moi, le bruit des rires,
Rires gras, rires cristallins
Et celui bien plus doux des sourires
Et pour nous deux, c'est la faim.

J'aurais encore voulu réparer
Mais il est déjà trop tard
Ou a-t-il été un jour tôt assez,
Tu m'as trop oublié pour le savoir.

Sous les lambris noirs de l',
Ton visage tendre cache ta cruauté,
Quand bien même toute involontaire,
De celle qui n'en a plus rien à faire.

Derrière moi, ils vivent toujours,
Je les entends d'âmes et de corps.
Devant moi meurt certainement un
Mais je l'accepte et tu vis encore.