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Les escarpins.

Par gabrielney • Des poèmes • Jeudi 17/04/2003 • 1 commentaire • Version imprimable

(adaptation d'un poème du 2 avril 2000)

Clac, clac,
Les talons qui claquent
Un rythme régulier
Un couple bien balancé.

Dans les rues puis sur la place du marché,
Ses escarpins flirtent avec les pavés.
Il prend son bras parce qu'elle a froid.
Il croit peut-être l'aider comme cela.
De place en place, les lumières des réverbères
Laissent des flaques plus claires.
Quand ils passent dans une, dans leurs yeux,
Ils pourraient lire la douceur d'un soir heureux.

Clac, clac,
Les talons qui claquent
Un rythme régulier
Un couple bien balancé.

Dans les rues puis sur la place du marché,
Ses escarpins flirtent avec les pavés.
"Pourquoi ne prendrais-je pas sa taille ?
Mais j'ai peur qu'elle s'en aille."
Il y encore beaucoup de choses incomprises.
Ce serait bien qu'ils se les disent.
Un jour, peut-être, mais rien ne les y oblige
Ou alors pour briser la distance qui les afflige

Clac, clac,
Les talons qui claquent
Un rythme régulier
Un couple bien balancé.

Dans les rues puis sur la place du marché,
Ses escarpins flirtent avec les pavés.
Sans rien d'autre pour troubler le silence,
Que de ses talons, la résonance.
Quelque chose qui se répète, se martèle
Avec leurs questions, ils se mettent martel
En tête. Ils savent et ne savent plus.
Peut-être ont-ils déjà beaucoup trop bu?

Clac, clac,
Les talons qui claquent
Un rythme régulier
Un couple bien balancé.

Dans les rues puis sur la place du marché,
Ses escarpins flirtent avec les pavés.
"Pourquoi ne prend-t-il pas ma taille?
Peut-être a-t-il peur que je m'en aille?"
Ils pourraient manifestement se rapprocher
Et beaucoup plus, puisqu'il y a affinités.
Aucun des deux ne fera le premier pas
Aucun des deux ne pourra, n'osera.

Clac, clac,
Les talons qui claquent
Un rythme régulier
Un couple bien balancé.

Commentaires

Deux escarpins...distincts destins... par Un lecteur le Dimanche 20/04/2003 à 00:39

Clac clac...un bruit régulier....pourtant maintes fois répété.....deux sourires légèrement hébétés....deux êtres éméchés....pourquoi à tout cela résister....non, non, laissons-nous y aller...