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No man’s land, No woman’s land.

Par Denis Marion et Gabriel Ney • Des poèmes • Lundi 05/04/2004 • 2 commentaires • Version imprimable

No man’s land,
No woman’s land,

Terrain neutre
Mais dévasté,
Coupé de fils barbelés.
Constellé
De cônes d’obus

No man’s land,
No woman’s land,

Chacun à observer
Ce que fait l’autre
Sans jamais oser
Réellement s’avancer
En terrain découvert.

No man’s land,
No woman’s land,

Rester à sa place,
Ne rien demander,
Ne rien proposer,
Ne pas se battre
Heureusement.

No man’s land,
No woman’s land,

Et pourtant,
Et pourtant,
Je voudrais me lever,
Quitter ces tranchées
Et pouvoir m’avancer.

No man’s land,
No woman’s land,

Sans rien, sans arme,
Sans drapeau blanc
Puisque je n’ai pas
L’impression
D’être un combattant.

No man’s land,
No woman’s land,

Et pourtant,
Sans aucune raison,
Sinon la crainte,
Je me terre
Et préfère me taire.

No man’s land,
No woman’s land,

Qu’est-ce que je risque ?
Risquerais-je ma vie
En traversant ces lignes ?
Pourrait-on m’abattre ?
Cela se passe parfois.

No man’s land,
No woman’s land,

Alors, j’hésite,
Je chante, je ris
Mais tout seul
Alors que je devrais être là
Et ne plus être ici.

No man’s land,
No woman’s land,

Préférer le risque
De la blessure
Que la réalité
De l’attente
Et de l’angoisse.

No man’s land,
No woman’s land,

Les soldats campent sur leur position,
Se retranchant derrière des barricades
D’exquises politesses, de délicatesse,
Gardant pour eux-mêmes leurs opinions,
Aucun geste et surtout aucune incartade.
(au sens italien)
Restons dans la boue de notre détresse.

Commentaires

par Un lecteur le Mercredi 05/05/2004 à 15:03

c'est magnifique

criant de vérités
voilà et reste ici
vos é-cris
mon transpersé les timpans
à voix basse
presque un en silence
je pense que vous avez écris
no man's land et no man's woman
quelque chose qui m'a fais prendre conscience que j'étais une des limites
de ce no man's land.

merci.

terenzio crocifisso
croci@village.uunet.be


par Un lecteur le Mercredi 05/05/2004 à 15:04

c'est magnifique

criant de vérités
voilà et reste ici
vos é-cris
mon transpersé les timpans
à voix basse
presque un en silence
je pense que vous avez écris
no man's land et no man's woman
quelque chose qui m'a fais prendre conscience que j'étais une des limites
de ce no man's land.

merci.

terenzio crocifisso
croci@village.uunet.be