S'identifier - S'inscrire - Contact

Apologie de la silhouette

Par Denis Marion et Gabriel Ney • Des poèmes • Dimanche 11/04/2004 • 0 commentaires • Version imprimable

Une silhouette,
Des images que je vole,
Il y a longtemps que je sais
Que je suis un voleur d'images,
Que je place dans des albums,
Au fond d'une armoire,
Dans ma tête.

Parfois, je leur écris une légende,
En quelques vers.

Une silhouette,
Quand elle se déplace,
La regarder
Semblerait pour certains,
Inutile, voire futile,
Parce que peut-être
Physique et limité.

Pourtant une silhouette
Est beaucoup plus qu'elle-même

C'est un moment,
Complexe entre l'espace et le temps,
Entre chair et esprit.
Cela ne se résume pas
A un corps,
Même si celui-ci en est le support.
C'est une magie !

Une silhouette qui passe entre les tables
Est une convoitise pour un voleur d'images.

Entre le don du mouvement
Et le regard de l'autre,
Elle n'a réellement de sel
Que si l'on se connaît,
Sinon elle n'est que considération physique.
Elle devient un miel
Quand on peut en écrire des poèmes.

Enfer, faire les liens,
Entre une chute de reins et une âme.

Parce que tout participe à la vision,
La beauté de la fleur et son parfum,
La douceur et l'impertinence,
La vigueur et " l'ondulence ",
La couleur des yeux
Et les idées qui s'expriment.
Il y a pure " indissociation "

Le vol de ces images
Est une inspiration pour de belles histoires

Certaines parfois finissent dans une boîte,
Plutôt que dans un album,
Au profond de ma mémoire.
D'autres prennent vite une place,
Et si l'on n'écrit pas sans cesse pour elles,
Elles ont ce je ne sais quoi
Qui justifie qu'on leur réserve une certaine " tendresse ".

Et pendant ce temps-là sur
En savoir plus sur du Théâtre Poétique