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Les appels éparpillés au vent (version 2)

Par Denis Marion et Gabriel Ney • Des poèmes • Lundi 12/04/2004 • 0 commentaires • Version imprimable

Les appels éparpillés au vent,
Mes questions qui se perdent,
Tes réponses qui en font autant.
Ce vent qui se lève au mauvais moment
Et emporte les causes que je plaide,
Dans des bourrasques sans sentiments.
Et bien avant qu'il ne retombe,
Tu seras déjà longtemps partie.
Il aura asséché l'intérêt, l'envie,
Sur lesquels les relations se fondent.

Il restera au sol quelques feuilles,
Mortes dont tu ne porteras pas le deuil.
Il n'y aura plus espoir ou désespoir.
Tu ne voudras plus rien du tout savoir.
Il n'y aura même plus le chant,
Tantôt agaçant, tantôt plaisant,
De ce satané vent dans les ramures.
Il n'y aura même pas cassure
Parce qu'il n'y a rien à casser,
Puisqu'il n'y avait rien à envisager.