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La verrière d’une institution financière…

Par Gabriel Ney et Denis Marion • Des poèmes • Mercredi 12/10/2005 • 0 commentaires • Version imprimable

Un coin de ciel bleu,
A travers une verrière,
Une après-midi d’automne.

Se dire que dans une heure ou deux
Il pourra regarder ce ciel bleu
Sans vitre pour s’interposer.

Un peu de liberté,
Pour une sorte de prisonnier
Entouré de robots
Et de quelques humains
Sans savoir parfois différencier
Les uns des autres.

Un coin de ciel bleu,
A travers une verrière,
Une après-midi d’automne.

Se dire que dans une heure ou deux
Il pourra pédaler sous ce ciel bleu
Et à grand coup respirer.

Un peu de liberté,
Pour une sorte de prisonnier,
Qui trouve beau
Le simple signe de la main
D’une femme, sur une travée,
Au-dessus des réciteurs de patenôtres.

Un coin de ciel bleu,
A travers une verrière,
Une après-midi d’automne.

Se dire que dans une heure ou deux
Il pourra s’en aller sous ce ciel bleu
Voir comment c’est de l’autre côté.

Un peu de liberté,
Pour une sorte de prisonnier,
Qui, entre les robots,
Veut voir la peine des humains,
Veut pouvoir les aider,
Sans être le bon apôtre.

Un coin de ciel bleu,
A travers une verrière,
Une après-midi d’automne.

Se dire que dans une heure ou deux
Il partira sous ce ciel bleu
Avec toutes ses pensées...

Un peu de liberté,
Pour une sorte de prisonnier,
Qui ne sait pas trop
Comment infléchir ce destin,
Continuer à exister,
Comprendre l’autre.

Un coin de ciel bleu,
A travers une verrière,
Une après-midi d’automne.