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J’ai le ciel au-dessus de la tête

Par Gabriel Ney et Denis Marion • Des poèmes • Samedi 29/10/2005 • 0 commentaires • Version imprimable

J’ai le ciel au-dessus de la tête
Mais je ne sais pas où me mènent mes pieds.
Je n’ai pas le cœur à la fête,
Beaucoup moins à rire qu’à déprimer.
Je marche entre ici et ailleurs,
Cassant le temps, heure après heure.
Je ne devrais pas me plaindre.
Je n’aurais aucune raison de geindre
Mais l’homme est ainsi fait
Qu’il connaît plus l’angoisse que la paix.
Serais-je à ce point un menteur
De ne pas croire à mon bonheur.
Je marche pour assassiner le jour
Je marche pour assassiner le soir.
Est-ce que je cherche encore ton amour ?
Faudrait arrêter de broyer du noir.
Mais je sais que c’est impossible.
Changer de vie serait par trop pénible.
Avec toutes les raisons d’être satisfait,
Ce serait vraiment manquer de respect.
Mieux vaut se cogner contre les murs
Mieux vaut faire taire ma nature
Que de plonger mes autres dans l’effroi
Surtout ceux qui croient en toi.
Alors je marche encore pour me fatiguer,
Alors je marche encore pour t’oublier
Mais l’effort ne parvient pas à te chasser.
Pas de ma faute si je suis passionné.
Y-a-t-il quelque part, une porte de sortie
Pour une histoire que je ne veux pas finie.
Je marche pour ne pas m’expliquer
Pourquoi je veux fuir la réalité.
J’ai le ciel au-dessus de la tête
Mais je n’ai pas le cœur à la fête.