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Le ciel.

Dans un immeuble d'une institution financière, il y avait un patio surmonté d'une verrière.

Par Gabriel Ney et Denis Marion • Des poèmes • Mercredi 07/12/2005 • 0 commentaires • Version imprimable

Je resterais bien à regarder le ciel,
Passer du bleu au fiel,
A regarder voyager les nuages,
Qui tournent lentement la page.

Mais que le reste n'est que murs,
Parois, cloisons, séparations
Au point de n'être plus sûr
Si je suis libre ou en prison.

A voir le visage des gens,
La porte s'est sans doute refermée
Pour effacer tout sentiment
Pendant toute une journée.

Certes, de temps à autre, un sourire
Peut fleurir sur un visage
Mais sans doute pour un souvenir,
L'évocation d'une image.

Sinon, pour le reste,
Les gens se fuient
Et peut-être se détestent
Tellement, ils s'ennuient.

L'indifférence, la haine, apparemment,
Se porteraient mieux que l'amour,
A voir les visages d'enterrement
Marqué d'un ressentiment sourd


Moi, je voudrais te dire seulement
Tout le bien sans le mal,
De rêver de toi, fatale,
Sous un tel firmament.