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La révolte

Par Gabriel Ney & Denis Marion • Des poèmes • Jeudi 06/04/2006 • 0 commentaires • Version imprimable

La pluie avait cessé quand nous avions quitté cette maison.
La jeune femme nous regardait partir sur le pas de sa porte,
Son petit garçon à côté d'elle, une supplique dans les yeux
Et un sourire, laissés en guise d'au revoir: "Aidez-moi!"

Elle était belle, la beauté d’une mère protectrice
Qui veut gagner un combat pour son enfant.
Elle était forte, de son bon droit, vindicatrice,
Mais inquiète aussi de s’attaquer aux puissants.
Elle était de ce monde, de cette vieille Europe,
Où les démocraties deviennent peu à peu salopes
Parce que tous, nous oublions de les séduire
Et que nous préférons nous laisser conduire.
Elle n’était ni pauvre, ni particulièrement riche
Mais sa cause était aussi honorable qu’une autre,
Parce que s’opposer aux gens qui trichent
Et une quête qui mérite autant ses apôtres.

La pluie avait cessé quand nous avions quitté cette maison.
Est-ce que la jeune femme y croyait ? Peu importe.
Elle nous avait donné le courage de se battre pour eux,
Et c’était tout ce qu’il nous fallait pour revenir au combat.