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Des lacs perdus,

Par Denis Marion et Gabriel Ney • Des poèmes • Mardi 31/10/2006 • 0 commentaires • Version imprimable

Des lacs perdus,
Frangés d’arbres nus.
Des lacs profonds,
Où mes âmes se noieront.

Tu ne sauras jamais,
Ce que m’a fait
Un seul de tes regards
Volé, là par hasard.
Tu ne saurais jamais
Comme je les aimais,
Tes yeux tristes ou rieurs,
Qui regardaient ailleurs.

Des lacs perdus,
Frangés d’arbres nus.
Des lacs profonds,
Où mes âmes se noieront.

Tes lèvres entr’ouvertes
Pour un léger soupir,
Sans en connaître le sens
A tout m’interdire
Ou marque d’impatience
Pour la lenteur de ma quête.
De toute façon, je n’oserais pas
Faire plus qu’un demi pas.

Des lacs perdus,
Frangés d’arbres nus.
Des lacs profonds,
Où mes âmes se noieront

Tes doigts jouent
Avec ma vie, constamment.
Tu fais me tourner
Autour de ton majeur,
En esquissant une moue,
Que je ne sais comment
Et définitivement interpréter,
Gêne, rejet ou langueur.

Des lacs perdus,
Frangés d’arbres nus.
Des lacs profonds,
Où mes âmes se noieront

Il se passera encore,
Des lectures de ton corps
Avant que je n’admette
Mon inéluctable défaite.
Tu n’auras jamais compris
Et je n’en aurai rien dit.
Ce ne sera jamais le moment
De devenir un de tes amants.

Des lacs perdus,
Frangés d’arbres nus.
Des lacs profonds,
Où mes âmes se noieront