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Vide

Par gabrielney • Des poèmes • Mercredi 27/08/2003 • 0 commentaires • Version imprimable

Dans la rue,
Pleine de monde
Mais vide de toi,
Sous une pluie fine,
Presque douce,
Moins amère
Que des larmes,
Les tiennes,
Les miennes,
Sait-on,
Je suis assis
Sur un seuil,
Appuyé contre une porte.

Je laisse au hasard,
Le soin d'écrire l'histoire,
De remplir les blancs.
Comme si tu pouvais
Tourner le coin
Dans cette rue inconnue.

La pluie lentement
Délaye la poussière,
Emmène les secondes,
Emmène le temps
Se promener un instant
Pour réécrire mes pensées.

Dans la rue,
Pleine de monde
Mais vide de toi,
Je regarde d'autres gens
Faire comme moi,
S'asseoir sur un seuil,
Appuyé contre une porte
A attendre que le hasard
Ecrive leur histoire.

Comme si agir, écrire
sourire ou raconter
Représentaient un grand danger.

La pluie lentement
Efface tout.
Elle reste si douce,
Moins amère
Que des larmes,

Dans la rue,
Il n'y a plus personne
Si ce n'est les gens assis
Sur les seuils comme moi
A attendre que le hasard
Ne change rien à l'histoire,
Que la pluie devienne
Aussi amère que des larmes,
Que les blancs
Restent en suspens.
Que plus rien ne change
Si ce n'est l'usure du temps

Et pendant ce temps-là sur
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