Le livre.


Un livre peut-il avoir un parfum ?
Je ne parle pas de cette odeur
De vieux papiers un peu surannés.
Non, un véritable parfum.

Celui profond d’une peau,
Goûté un jour et jamais oublié.
De ceux que le savon et l’eau
Ne peuvent pas du tout effacer.
De ceux qu’on emmène partout,
Un souvenir qui prend peu de place,
Au fond d’une valise, d’un fourre-tout
Qui est là quoi que l’on fasse.
De ceux qui accompagnent les nuits,
Les longs moments de solitude,
Qui rappellent qu’on n’a pas tout dit
Et qu’il n’y a pas de certitude.
De ceux qui font vivre et mourir,
De ceux qui vous emportent loin,
Où rien ne peut vraiment finir
Mais d’où parfois on revient.

C’est cela que j’ai respiré
En lisant les pages de ce livre
Et de lire, j’ai dû arrêter.
J’étais complètement ivre.



 
Modèle several3 par Net-Tec Internet Solutions Adapté pour ViaBloga par Alexandre Fontenaille.